mercredi 5 août 2009
°fleur de courgette°
Les beignets de fleurs de courgettes... depuis le temps qu'on me bassine avec ça! Oui, mais je n'en ai jamais gouté! Du coup, quand un grand connaisseur m'explique de manière tout à fait approximative et de mémoire (s'agissant d'un poisson rouge, j'aurai du me méfier!) comment sa mère (une italienne, une vraie) les fait, je ne peux m'empêcher d'essayer à mon tour avec les fleurs de courgettes de mon jardin... au final, ben oui c'est très bon, certes! Mais ça ne ressemble pas du tout aux vrais beignets de courgettes que l'on voit fleurir (jeux de mot) un peu partout à cette saison... je réitérerai l'expérience... la vraie!
Galettes de fleurs de courgettes
pour 3 personnes
1 petite courgette, 8 fleurs de courgettes, 40g de parmesan, 1 œuf, 7 càs de chapelure, 4 càs d'huile d'olive, sel, poivre.
Dans un saladier, mélanger l'œuf, la chapelure, le parmesan râpé, l'huile d'olive, le sel et le poivre. Bien homogénéiser le mélange. Laver les fleurs et la courgette. Râper cette dernière avec sa peau avec une grilles à gros trous. Couper les fleurs à l'aide d'une paire de ciseau en prenant soin d'ôter les pistils. Ajouter les fleurs et les courgettes au mélange et bien amalgamer. Graisser une poêle anti-adhésive bien chaude et y disposer des petits tas de pâte. Cuire environ 3 à 4 minutes de chaque côté. Servir chaud.
Les +:
Verdict: Bien que ne ressemblant pas vraiment à des beignets de fleurs de courgettes traditionnels, ces galettes se sont révélées malgré tout délicieuses. En accompagnement d'un BBQ ou d'une viande blanche, c'est parfait! On peut également rester 'en Italie', en les servant en plat végétarien avec un tartare de tomates à l'huile d'olive.
lundi 20 juillet 2009
°aubergine, mozza & tomate°
Un de mes grands classiques accompagnant les barbecues de l'été et par la même occasion un classique de la gastronomie italienne... le gratin d'aubergines alla parmigianaparmigiana, succès toujours assuré mais recette un peu longue et pas très light... à limiter donc ou à trouver des solutions palliatives!
Aubergines alla parmigiana
pour 6 personnes
4 aubergines, 2 pots de sauce tomate maison, 2 boules de mozzarelle, parmesan, sel, poivre, huile d'olive, farine.
Couper les aubergines en lamelles d'environ 1/2cm d'épaisseur dans la longueur. Les fariner et les cuire à la poêle avec l'huile d'olive 5 minutes de chaque côté. Les mettre dans du papier absorbant au fur et à mesure de la cuisson. Huiler le plat à gratin et y déposer une couche d'aubergines en les faisant se superposer, saler et poivrer. Ajouter de la mozzarelle déchirée, du parmesan fraîchement râpé et verser de la sauce tomate. Continuer de la sorte jusqu'à épuisement de l'aubergine et e la mozzarelle. Terminer par une couche de sauce tomate avec du parmesan. Enfourner dans un four préchauffé à 180°C, de 30 à 40 minutes.
Les +:
Pour la sauce tomate, il s'agit de 2 pots "bonne maman" d'une contenance de 32 cl environ. J'achète des cagettes de tomates en été et je me fais des journées "non stop" sauce tomate (bon OK j'exaspère un peu...), que je congèle ou que je stérilise. Sinon vous pouvez toujours utiliser de la sauce tomate basique du commerce.
Le problème des aubergines est leur grand pouvoir absorbant de graisse. pour limiter l'effet "éponge", les plonger dans de l'eau glacée (refroidie avec des glaçons) pendant au moins 1 heure, puis les fariner.
L'opération des aubergines étant la plus longue, si vous manquez de temps vous pouvez toujours acheter des aubergines grillées surgelées chez Thiriet (j'ai pas encore essayé, mais quand je les ai vu dans les bacs, je me suis promise que la prochaine fois ... j'en ai marre de sentir la frichtouille!).
Quand je n'ai pas assez d'aubergine, j'y ajoute également d'autres sortes de légumes, comme des lamelles de courgettes.
lundi 6 juillet 2009
°quinoa, cheddar & petits pois°
Mes placards débordent de victuailles et Mr Kroutch se demande (et par la même occasion ME demande) si on attend une invasion d'extra-terrestres, si la guerre a été déclarée ou si j'ai l'intention d'inviter toute la ville de Metz à dîner... C'est clair que certaines de ces solutions pourraient me tenter, mais force est de constater qu'à défaut de petits hommes verts, ce sont les mites alimentaires qui sont de retour! Alors prenant mon courage à deux mains, je me lance dans un combat acharné contre le temps et ces sales bébètes!
Galettes de quinoa au cheddar et aux petits pois
6 galettes pour 2 personnes
1 verre de quinoa, sel, poivre, 1,5 càs de farine, 2 oignons verts, 1 œuf, 6 tranches de cheddar, 500g de petits pois frais, 1 noix de beurre.
Cuire le quinoa à l'eau salée en suivant les indications du paquet et l'égoutter. Mettre le quinoa dans un saladier en ajoutant l'œuf, la farine, un oignon vert haché et bien mélanger. Saler légèrement et poivrer. Écosser les petits pois, fondre le beurre dans une sauteuse et ajouter un oignon vert haché, laisser suer quelques minutes puis ajouter les petits pois. Saler, poivrer et ajouter un peu d'eau. Cuire à couvert en surveillant la cuisson pendant environ 15 à 20 minutes à feu doux. Faire chauffer une poêle avec un peu de matière grasse et y disposer la pâte de quinoa à la louche en petites galettes d'environ 8cm de diamètre. Les cuire environ 2 à 4 minutes de chaque côté en ajoutant 1 tranche de cheddar sur chaue galette 2 minutes avant la fin de la cuisson. Servir avec les petits pois chauds.
Les +:
- Verdict: ces petites galettes sont très gouteuses et le côté croquant du quinoa est toujours bien présent. Cela constitue un très bon dîner léger et végétarien.
- On peut très bien ne faire qu'une seule galette du diamètre de la poêle. Dans ce cas, faire très attention en la manipulant et en la retournant. Utiliser une asiette pour y glisser la galette et la retourner d'un coup sur la poêle... à la manière des tortillas.
samedi 30 mai 2009
°champignon & noisette°
Vous l'aurez compris, je ne suis pas une pro dans le domaine des champignons... alors je me contente de les découvrir au marché, en faisant entièrement confiance aux spécialistes (bon je fais gaffe quand même hein, les champignons rouges avec des taches blanches, je sais qu'il ne faut pas les manger!). En général, je préfère quand même acheter les champignons sauvages (enfin ceux des bois, parce que le champignons de Paris sauvage ne doit pas courir les rues, ni même les champs) mais cette semaine, je suis revenue du marché avec des champignons de culture au nom très exotique... l'eryngii. Je vous le disais, exotique! Et pourtant, en fait il ne s'agit que d'une espèce de pleurote! Décevant? Pas du tout, si on se réfère au goût très marqué de ce champignon...
Champignons panés aux noisettes
pour 2 personnes
2 champignons Eryngii, 1 œuf, sel, poivre, chapelure, poudre de noisette, huile neutre.
Couper la base du pied des champignons et les couper en tranches d'environ 1/2 cm, dans le sens de la longueur. Battre l'œuf entier dans une assiette creuse, saler et poivrer. Réaliser dans une autre assiette creuse, un mélange 50/50 de chapelure dorée et de poudre de noisettes. Chauffer une grande poêle anti-adhésive avec un peu d'huile neutre. Passer les tranches de champignons successivement dans l'œuf battu et dans la chapelure, puis les faire frire dans la poêle 2 à 3 minutes de chaque côté en prenant soin de ne pas les bruler. Faire égoutter les champignons sur du papier absorbant et servir sans attendre.
Les +:
- Verdict: super rapide et goût très original.
- Ce plat peut être servi en apéro ou en accompagnement de viandes grillées au BBQ.
- On peut également procéder de la même manière avec de très gros champignons de Paris.
On peut aussi ajouter plein d'autres saveurs à la chapelure (pas trop, il faut que ça ai le goût du champignon quand même!) comme des herbes ou des épices.
vendredi 13 mars 2009
°salsifi & gingembre°
Je vous l'avais promis... la recette des salsifis qui ont accompagné la rouelle de bœuf au café. Alors les salsifis et moi, c'est toute une histoire! (mais je ne dois pas être la seule!) Depuis toute petite, je raffole de tous les légumes... mêmes les betteraves, les choux de Bruxelles ou les épinards. ma bête noire a toujours été les salsifis! Il faut dire que ceux que je mange depuis toujours ce sont des salsifis en boîte, j'ai toujours trouvé que cela n'avait pas beaucoup de goût et surtout que souvent on y trouvait des morceaux durs.. Du coup, partie de ce constat, depuis que j'ai atteint l'âge adulte, je n'ai jamais cuisiné de salsifis... Alors que j'achetai mes petites courses de la semaine chez grand frais, je suis tombée sur des salsifis frais... en fait, je les avais déjà vu depuis l'année dernière (heu, pas les mêmes, je vous rassure) et je n'ai jamais osé en acheter... Cette semaine, l'âme aventureuse (si si j'vous assure!), j'ai enfin passé le cap, j'ai acheté trois salsifis! Quoi trois seulement me direz-vous? Oui, en fait le salsifis, ne ressemble pas du tout à ces choses en boite, il s'agit en fait de longues racines noires et fines; j'vous l'avais dit, c'est l'aventure!
Salsifis au gingembre
Pour 2 personnes
1 noix de beurre, 3 salsifis, 1cm de racine de gingembre, sel, poivre, 10 cl de vin blanc, 10 cl d'eau, 1 càs de sucre brun.
Préparer un saladier rempli d'eau froide avec 1 càs de vinaigre. Éplucher les salsifis à l'aide d'un éplucheur à carottes. Les couper en 4 dans la longueur puis en tronçons d'environ 8 cm et les plonger immédiatement dans le saladier d'eau. Éplucher le gingembre et le tailler en petits dés. Faire fondre le beurre dans une sauteuse et ajouter les salsifis égouttés. Mélanger le tout pour bien enrober les salsifis de matière grasse et saupoudrer de sucre. Laisser caraméliser quelques minutes et ajouter le gingembre. Saler, poivrer. Verser le vin, laisser évaporer quelques secondes l'alcool et ajouter l'eau. Cuire à couvert 45 à50 minutes à feu doux. Les salsifis doivent être tendres sous la lame d'un couteau.
Les +:
Verdict: Rien avec le souvenir que j'en avais... fondant à souhait, un goût beaucoup moins fort que ceux en boite et le gingembre... merveilleuse association que celle-ci!
Prendre des salsifis bien fermes au toucher, sinon cela complique carrément la tâche de l'épluchage.
Les salsifis rendent une petite laitance quand on les épluche. Cette laitance est vraiment comme de la glu voire même du vernis... j'ai même dû prendre du White-spirit pour me nettoyer la main (le bricolage a quand même du bon, je suis une spécialiste dans les produits chimiques du parfait petit bricoleur!). En conclusion, je vous conseille vivement de mettre un gant à la main gauche si vous êtes droitier ou un droit si vous êtes gaucher... mettre deux gants si vous n'y comprenez rien!
Ne surtout pas zapper le bain d'eau froide des salsifis, sinon ils noircissent.
La cuisson des salsifis est très longue, vous pouvez, si vous manquez de temps, les cuire préalablement à l'eau salée additionnée d'1 càs de vinaigre et simplement les passer au beurre avant de les présenter à table.
Je pense que ce plat doit accompagner à merveille des viandes d'hiver comme le gibier ou une volaille dotée d'un peu de caractère, comme la pintade ou le pigeon.
jeudi 5 mars 2009
°potiron, noisette & fève Tonka°
Ça sent la fin... la fin des potirons! Et oui, un des derniers potimarrons de ma récolte d'automne commençait à s'abimer. Heureusement, le potimarron se prête à toutes les fantaisies, en soupe bien évidemment, en tartes salées ou sucrées, en soufflé, en purée, en flans salés ou sucrés... bref presque toutes les formes! Que pouvais-je faire de plus... un crumble peut-être?
Crumble de potimarron à l'orange et aux noisettes
pour 3 personnes
200g de potimarron, 3 pommes de terre moyennes, sel, poivre, 30g de beurre, 20g de parmesan, 15g de poudre d'amande, 10g de flocons d'avoine, fève Tonka, 1/2 càc de sucre, 15g de noisettes, 1 càc de zeste d'orange.
Cuire le potimarron épluché à la vapeur pendant 10 minutes et les pommes de terres épluchées et coupées en morceaux pendant 15 minutes. Laisser tiédir et écraser le tout à la fourchette. Saler, poivre et ajouter de la fève Tonka râpée et les zeste râpé. Hacher grossièrement les noisettes et les torréfier à sec dans une poêle et réserver. Dans un bol, mélanger la farine, la poudre d'amande, le parmesan, les flocons d'avoine, le sucre, du sel, du poivre et ajouter le beurre coupé en petits morceaux. Mélanger avec les doigts de manière à obtenir un sable grossier. Répartir la purée dans des cercles de 8cm de diamètre, en tassant légèrement. Parsemer la pâte à crumble et enfourner à 180°C pendant 15 à 20 minutes.
Les +:
- Verdict: L'association orange/potimarron est un véritable délice, l'ajout des flocons d'avoine donne un petit côté craquant très sympa (je récidiverais l'expérience dans un crumble sucré).
- L'ajout des pommes de terre n'est pas nécessaire avec du potimarron, dont la texture est déjà assez consistance. Mais cela s'avère vraiment utile avec du potiron qui contient naturellement beaucoup d'eau.
- Pour renforcer le goût de noisette, on peut remplacer la poudre d'amande (dont le goût n'est finalement pas très présent) par de la poudre de noisette torréfiée.
jeudi 5 février 2009
°quinoa°
J'aime bien recevoir, normal j'aime bien cuisiner, logique je blog cuisine! Mais ce que j'aime bien aussi c'est me faire inviter... mais souvent, les gens me disent: "oh toi, on ose pas trop t'inviter, tu nous mets la pression (heu oui? quelle pression?). Bref, j'aime bien être invitée parce qu'en fait ce n'est pas ce qu'on a dans l'assiette qui est important c'est le moment passé et puis ,on a beau dire, en bons petits français, convivialité rime avec déjeuner et dîner... même autour d'une p'tite raclette ou d'une p'tite pierrade, ça fait toujours plaisir! J'ai récemment tenté une expérience surprenante en terme d'invitation... une invitation, oui mais chez moi! Cela me parait être un concept intéressant pour les amis dont l'appartement est petit et ne disposant pas forcément de toute la batterie de cuisine nécessaire... c'est donc comme cela, qu'en rentrant du boulot, je me suis détendue devant internet alors que mes cuisiniers de passage s'afféraient dans ma cuisine... pour nous faire découvrir leur terroir: La Bolivie.
C'est en effet de là bas que vient le quinoa (je savais que ça venait d'Amérique Latine, mais bon c'est grand!), en fait le quinoa pousse sur l'Altiplano, les eaux plateaux des Andes. Le quinoa n'est pas une céréale (comment?), oui c'est une herbacée (ah d'où cette odeur caractéristique d'herbe quand il cuit?)... voici donc une recette de Bolivie, que j'ai refaite pour Mr Kroutch qui a trouvé cela "délicieux" (ah oui, délicieux quand cela est préparé par des autochtones... mais quand je t'en ai fait, il y a quelques années de cela, tu m'as demandé si je te prenais pour un animal ruminant???). Bon c'est vrai que cela était surprenant et bon, merci José!
Pastel de quinoa
pour 6 personnes
2,5 verres de quinoa, 5 verres d'eau, 1 pot de sauce tomate de 300ml, 2 boules de mozzarella de 125g, 400g de bœuf haché, 2 oignons, 2 gousses d'ail,, huile d'olive, origan, parmesan, crème liquide.
Mettre l'eau dans une casserole et ajouter le quinoa rincé. Porter à ébullition, couvrir et cuire à feu doux pendant environ 15 min. Ajouter le sel, remuer et réserver. Dans une sauteuse, faire suer les oignons émincés dans de l'huile d'olive. Ajouter la viande, faire dorer et ajouter l'ail haché, la sauce tomate et l'origan. Saler et poivrer. Laisser mijoter 15 à 20 minutes, à couvert. Préchauffer le four à 180°C. Huiler un plat à four carré d'environ 25 cm de côté. Y disposer une couche d'1/3 de quinoa, ajouter 1/3 de sauce tomate au bœuf, parsemer 1/2 boule de mozzarella coupée en tranches, parsemer un peu de parmesan, recouvrir d'1/3 de quinoa et ainsi de suite en terminant par le quinoa et enfin la mozzarella. parsemer du parmesan. Arroser d'un filet de crème liquide. Enfourner pendant environ 20 minutes.
Les +:
- Verdict: D'aspect, cela ressemble à des lasagnes mais du point de vue gustatif, cela n'a rien à voir. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le goût du quinoa est très présent malgré la tomate et l'origan. On a beaucoup aimé le petit côté croquant du quinoa et le mélange des saveurs.
vendredi 26 septembre 2008
°chou-fleur, amande & Tonka°
Aujourd'hui, ce n'est pas une recette que je veux vous proposer... non pas une recette. Je veux seulement vous faire partager une association de saveurs, une découverte de goûts... et tout cela autour d'un pauvre chou-fleur cuit à la vapeur. Et franchement, même si cela ne paye pas de mime, même si le chou-fleur est moins glamour que le bavarois carambar/chamallow, croyez-moi, ça vaut vraiment le coup d'être goûté!
Chou-fleur aux amandes et fève Tonka
pour 4 personnes
1 petit chou-fleur cuit à la vapeur, 1 noix de beurre, 2 càs d'amandes effilées, fève Tonka, noix de muscade, sel, poivre blanc.
Séparer les bouquets du chou-fleur. Faire chauffer la poêle avec le beurre et y faire sauter les bouquets. Saler, poivrer et laisser dorer quelques minutes. Dans une autre poêle, faire dorer les amandes à sec quelques minutes en remuant sans arrêt. Une fois le chou-fleur, bien doré, répartir en assiette, ajouter les amandes effilées grillées. Donner quelques coups de râpe de fève Tonka et de noix de muscade sur le chou-fleur et servir aussitôt.
Les +:
Attention, la fève Tonka est à utiliser en petite quantité. Quelques coups de râpe, un peu comme pour la muscade.
Une autre variante autour du chou-fleur? en salade avec une vinaigrette à l'huile de cèpes, à la moutarde, au vinaigre de Jerez et quelques graines de courges torréfiées... un régal!
A servir avec une viande grillée ou du poisson à la vanille.
mercredi 28 novembre 2007
Légumes anciens, ouliés...
Légumes oubliés... drôle d'appellation, légumes inconnus de moi pour certains, ça c'est sûr! Après les topinambours, c'est, tout d'abord au tour du panais. Certes, j'ai entendu moult fois parler de cette racine blanche dont la structure s'apparente à une carotte, mais le goût et la couleur pas du tout! Je n'en ai jamais cuisiné, ni goûté (enfin je crois).
Ensuite, le cerfeuil tubéreux, cette petite racine très goûteuse que j'ai découvert lors d'un repas offert par mon amie Genoche, chez Nicolas Le Bec à Lyon... Ce goût mélangé de pomme de terre et de chataîgne est tout à fait surprenant.
Petite frichtouille de légumes oubliés, sauce aux noix
pour 2 personnes
2 panais, 5 cerfeuils tubéreux, 1 noix de beurre, 20 g de noix, 20 cl de bouillon de volaille, 1 schlouc de rhum arrangé orange cannelle, 5 cl de crème liquide.
Eplucher les pannais, les couper en rondelles et les cuire 3 min dans le panier vapeur d'un autocuiseur. Ensuite cuire les racines entières et non épluchées de cerfeuil tubéreux, 3 min à la vapeur, les éplucher. Dans un poêle, faire fondre le beurre et y dorer rapidement les deux légumes. Saler, poivrer.
Pour la Sauce: Mixer les noix, jusqu'à obtenir une poudre humide dont la texture ressemble à celle d'une purée d'oléagineux. Faire chauffer la poudre de noix dans une casserole, en remuant pendant 2 à 3 min afin de la torréfier légèrement. Ajouter le bouillon en une fois et maintenir à frémissements pendant 5 min, ajouter le rhum arrangé et poursuivre la cuisson 5 min. Couvrir et laisser reposer 10 min. Passer la sauce au chinois, afin d'en extraire le jus, sans la poudre, reremettre dans la casserole avec la crème et réchauffer. Servir les légumes juste poêlés avec cette sauce aux noix.
Les + :
La purée de noix a été faite sur le principe de la purée d'amande de Pascale Weeks. Je prends des noix avec la peau, que je mouline longuement afin d'obtenir une pâte, plutôt qu'une purée.
Le rhum arrangé est fait maison. A défaut, on peut le remplacer par du rhum brun nature associé à une pincée de 4 épices ou simplement de cannelle et de zestes d'orange frais.
lundi 27 août 2007
Courgette, suite et...
...non, toujours pas la fin! Ce coup si c'est sûr, la courgette aadOOOre la pluie! Pas le temps de vivre... dès que je réussis à mettre le nez dehors, entre deux jours d'averses, une courgette mastondonte a poussé... et cela devient dur de se renouveler pour les préparer! Après la soupe au curry, les lasagnes de courgettes, le gratin tout bête, voici donc la...
Poêlée de courgettes aux pignons et aux raisins
Pour 4 personnes
4 courgettes moyennes, 30 g de pignons de pain, 1 petite poignée de raisins secs dorés, huile d'olive, 1 branche de thym frais, sel, poivre.
Faire gonfler les raisins secs dans un bol d'eau tiède. Laver les courgettes, couper les extrémités et éplucher à l'économe une bande sur deux. Les couper en deux dans la longueur, et les émincer. Dans une sauteuse, faire revenir les courgettes dans 1 à 2 càs d'huile d'olive pendant 5 minutes, ajouter les pignons, les raisins égouttés et le thym émietté. Saler, poivrer. Laisser revenir à découvert pendant environ une dizaine de minutes, en vérifiant que le mélange n'attache pas.
Les +:
Cette poêlée est très bonne en accompagnement d'une saltimbocca, de roulades de poulet au pistou et tomates confites (recette à venir) ou tout simplement avec un barbecue.
On peut également la manger en salade tiède, assaisonnée d'huile d'olive et d'un filet de vinaigre balsamique.
Vous l'aurez deviné, la courgette envahie mon espace vital... je dis bien LA courgette, en effet une seule suffit à faire 2 ou trois repas, vous comprendrez donc pourquoi cela se complique pour moi... les poivrons quant à eux ne sont pas trop mal lotis, ils sont verts... verts de rage de voir le ciel inexorablement gris, rien de bon pour eux, pour espérer rougir avant la fin de l'été, par contre les aubergines, silence radio...nada, rien! J'en conclus, fort judicieusement vous en conviendrez, que l'aubergine déteste la pluie en été, un peu comme moi en somme!
Alors du coup, à ceux qui ont les mêmes problèmes existentiels que moi, je dédie cette deuxième recette de courgettes. Et, si ce légume gorgé d'eau, suscite d'autres intérêts et autres réflexions, merci de m'en faire part, cela m'intéresse beaucoup (et oui, je ne vous ai pas encore parlé de l'encombrement de mon congélateur!!!)
Clafoutis aux courgettes et au chèvre frais
recette tirée du magazine SAVEURS et retambouillée par mes soins
pour 4 personnes
400 g de cougettes, 2 oignons, 2 càc d'huile d'olive, 3 oeufs, 40cl de lait, 60g de farine, 200g de chèvre frais, sel, poivre blanc, 1 gros bouquet de ciboulette, thym.
Laver les courgettes (où LA courgette, c'est selon!), l'éplucher à l'économe une bande sur deux. La couper en deux dans la longueur et si, elle est vraiment trop grosse, enlever les pépins. Les râper au robot grosse grille. Préchauffer le four à 180°C.
Faire revenir les courgettes dans une sauteuse avec 2 càc d'huile d'olive et l'oignon émincé. Ciseler la ciboulette, l'ajouter aux courgettes. Saler, poivrer et cuire à couvert environ 10 min. Laissez refroidir.
Dans un saladier, mélanger les oeufs avec la farine, en évitant de former des grumeaux, ajouter petit à petit le lait en remuant bien. Saler, poivrer, y émietter le thym et le fromage frais. Ajouter enfin les courgettes. Bien mélanger le tout et mettre dans un moule beurré ou silicone. Cuire au four à 180°C pendant environ 20 à 25 min. Vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau, la lame doit ressortir sèche.
Les +:
Ce clafoutis se mange chaud, tiède ou froid avec des grillades ou en pic-nic. Pour ma part, je le trouve meilleur le lendemain et froid. Les saveurs du chèvre et du thym ressortent mieux! Je trouve que chaud, les goûts sont atténués.
On peut, si on veut, ajouter quelques tomates séchées, cela relèvera la couleur et donnera un goût un peu plus soutenu.
Personnellement, j'enlève toujours les pépins des courgettes, sauf les très petites. C'est, en effet, en partie à cause des pépins que les gratins et autres péparations à base de courgettes rendent beaucoup d'eau à la cuisson. On peut également éviter cela en ajoutant un "absorbeur", comme ici la farine dans le clafoutis mais on peut aussi mettre de la poudre d'amande ou de noisette dans les flans oeuf/lait aux courgettes.
















